Les présentations de l'Institut de cancérologie Gustave Roussy au 48ème congrès de l'ASCO

Cancers de l’enfant :

 

● Neuroblastome et autres tumeurs solides


→ Une étude de phase II pour évaluer l’efficacité d’un traitement chez des enfants et jeunes adultes atteints de neuroblastome en rechute ou réfractaire ou autres tumeurs solides…
Le Dr Angela Di Giannatale présentera les résultats d’une étude du groupe européen ITCC, de phase II, évaluant l’efficacité et la tolérance d’un traitement de chimiothérapie associant temozolomide et topotecan chez 103 patients atteints de neuroblastome en rechute ou réfractaire ou autres tumeurs solides. L’objectif premier de l’étude était la réponse objective (partielle ou complète) après 2 cycles de traitement.
L’étude conclut, pour la cohorte « neuroblastome », à une estimation de 24% de réponse objective après 2 cycles, de 79% de taux de contrôle de la maladie (réponse objective + stabilisation de la maladie) et à un taux de survie sans progression à 12 mois de 48%. Le taux de réponse tumorale est de 44% chez les enfants présentant un médulloblastome. Le traitement par temozolomide et topotecan présente donc une efficacité importante et un profil de toxicité favorable.
Le Dr Angela Di Giannatale est cancérologue-pédiatre à l’Institut Gustave Roussy (Villejuif, France).
Présentation orale, lundi 4 juin, 10h45-11h (heure de Chicago), Salle S504, résumé 9517, disponible en ligne :
http://abstract.asco.org/AbstView_114_97672.html

 

● Médulloblastome et autres tumeurs solides


→ Une étude de phase I/II pour évaluer une nouvelle thérapie ciblée chez des enfants et adolescents atteints de médulloblastome en rechute ou autre tumeurs solides…
Le Dr Birgit Geoerger présentera les résultats préliminaires d’une étude de phase I/II évaluant une nouvelle thérapie ciblée (LDE225), inhibiteur spécifique de Smoothen, chez 33 enfants et adolescents atteints de médulloblastome en rechute ou autres tumeurs solides. Smo est un régulateur connu d’une voie de signalisation (appelée « Hedgehog ») impliquée dans la cancérogénèse, notamment dans 30% des cas de médulloblastome. Un marqueur biologique (biomarqueur) est utilisé ici pour pré-sélectionner les patients dont la tumeur présente une activation de la voie « hedgehog ». Cette étude de phase I/II vise à déterminer la dose maximale tolérée de LDE225, la tolérance, le devenir de la molécule dans l’organisme et l’activité clinique.
L’étude conclut que le LDE225 est bien toléré et les données préliminaires montrent une efficacité prometteuse chez les enfants atteints de médulloblastome avec une voie hedgehog activée. L’étude confirme également la valeur du biomarqueur comme outil de sélection des patients sensibles au LDE225.
Le Dr Birgit Geoerger est cancérologue-pédiatre à l’Institut Gustave Roussy (Villejuif, France).
Présentation orale, lundi 4 juin, 12h-12h15 (heure de Chicago), Salle S504, résumé 9519, disponible en ligne :http://abstract.asco.org/AbstView_114_99654.html

 


Cette importante participation de l’Institut Gustave Roussy au congrès de l’ASCO 2012 est le reflet de sa politique volontariste en matière de recherche clinique et translationnelle et de son engagement dans la voie de la recherche sur les traitements personnalisés des cancers. 

 

Le Samedi 11 février 2012, Première Conférence Nationale sur la Recherche en Cancérologie Pédiatrique.

L’objectif de cet événement, qui s'est tenu au Palais des Congrès Porte Maillot à Paris, était de présenter un état des lieux de la cancérologie pédiatrique, mais surtout de préciser les nouveaux axes de recherche.

Cette conférence, destinée aux parents et à toutes les personnes concernées par le cancer de l’enfant, a aussi pour but de sensibiliser les médias et le grand public au travail des associations qui participent activement au financement de la recherche.

Depuis 40 ans, grâce à la recherche, la maladie recule toujours plus, mais le cancer de l’enfant demeure la première cause de mortalité par maladie. Chaque année 1700 nouveaux cas sont observés en France, et 20% des enfants ne guérissent toujours pas, malgré les progrès importants réalisés.

Entre 2007 et 2011, Enfants et Santé a déjà financé ou cofinancé 55 programmes de recherche et d’essais thérapeutiques pour 2 572 000 euros. Retour en images sur cette journée qui fut un réel succès.